Basilique St. Sauveur

vendredi 2 janvier 2015
par  Patrick BODOLEC
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Basilique Saint-Sauveur


Un peu d’Histoire :
La cité de Dinan fut fondée en l’an 1000, par les seigneurs de Dinan.

Elle se composait d’un hameau, d’un pont sur la Rance, d’une voie artisanale et commerciale le Jerzual, d’un bourg saint-Malo, et d’une église Saint-Malo au nord, qui fut bâtie, sur la colline, en 1066 par Olivier de Dinan.

En 50 ans, la cité s’étendit vers le sud et sur une seconde colline dominant la Rance.
Il y avait le bourg saint Sauveur, l’Apport, Les halles, la place du marché (le champs)…
Dès le début du 12° siècle, les nouveaux habitants réclamèrent la construction d’une nouvelle église.

L’origine de l’église :
Vers l’an 1112, un seigneur de Dinan, Rivallon Le Roux, était parti aux croisades en Palestine.

Il se battit avec bravoure.
Lors d’une bataille très violente, il fut prisonnier par les Sarrasins.
Il fit le vœu de construire une église s’il revoyait Dinan,
une église vouée à la Sainte Trinité et au Saint Sauveur.
Ce qui arriva, il revint…

La Construction :
La construction du sanctuaire commença dés le XII° siècle (la première mention est de 1123).

L’église porte l’empreinte de la croisade.
Elle fut conçue suivant l’art roman poitevin, mais elle fut très profondément influencée par l’art byzantin et perse.
Certains détails ornementaux (comme dromadaires, lions ailés, sirènes) n’ont pas d’équivalents en Bretagne et rappellent l’Orient.




En 1120, tout était en granite :
Le porche d’entrée est composé de trois arcades séparées entre elles par un groupe de cinq colonnettes.

Le Lion et le bœuf ailés, surplombent le portail d’entrée, tenant chacun un livre lesquels symbolisent St. Marc et St. Luc.


De l’église romane, il ne reste que :

  • le premier niveau de la façade ouest, une arcade entrée encadré par deux arcades aveugles,
  • les six travées du mur sud,
  • et à l’intérieur une cuve baptismale,
  • un visage de granite,
  • et une colonne.


Au XV° siècle, il fallut agrandir l’église.
En 1480, il fut décider d’élargir la nef, puis d’élever, sur le côté nord, un bas-côté de style ogival avec cinq chapelles.
La construction sera dans le style gothique flamboyant.
La façade ouest fut abattue, puis rebâtie en la dotant d’une large baie, au dessus des trois arcades.
L’altière longère sud, au dessus de la partie romane, sera percée d’étroites fenêtres s’alignant sur 33 m.
La construction se poursuivit par l’élaboration de deux bras du transept, puis en 1507, par le chœur, le déambulatoire et les neuf chapelles rayonnantes.

Les travaux durèrent 150 ans …

Au XVII° siècle, l’œuvre s’acheva par l’élévation du Clocher à triple étage.

A l’intérieur, les dinannais financèrent, un ensemble de 12 autels et retables de bois peints et doré :

  • neuf retables à colonnes entourant une œuvre d’art centrale,
  • un retable-lambris monumental (partie nord du transept),
  • un retable triptyque (bras sud du transept)
  • dans le chœur, le maître-autel à retable et baldaquin (élevé à partir de 1712).

    A la Révolution, l’église fut d’abord un Temple de l’Être Suprême, puis finit par servir de grange à foin.
    Grâce à la prudence des dinannais, tout le mobilier et les œuvres d’art furent cachés.

L’église fut rendue au culte en 1800.

En 1810, l’urne de plomb contenant le cœur du connétable Du Guesclin fut transférée de la chapelle des Jacobins de Dinan dans l’aile nord du transept, dans une construction appelée :
Le cénotaphe de Du Guesclin.
Il est composée d’une pierre tombale, protégeant le cœur, et d’une urne de bronze gravée aux armoiries de Du Guesclin.
Sur la dalle est gravé le texte suivant :
« Ci-gît le cœur de messire Bertrand Du Guesclin, en son vivant connétable de France, qui trépassa le treizième jour de Juillet de l’an 1380, dont le corps repose avec ceux des Rois à Saint Denis en France ».

Le sauvetage de l’édifice, surtout à l’intérieur, se poursuivit jusqu’au Second-Empire.

Des vitraux modernes, dus au Maître-verrier Louis Barillet, furent placés à partir de 1942.

Cette église devient Basilique Saint-Sauveur en 1954.

L’église rassemble de nombreux styles : roman, gothique, classique et baroque.

Cette église Saint-Sauveur n’a pas cessé d’être transformée et agrandie, en parallèle ou avec l’expansion de la ville de Dinan.
Les travaux actuels de rénovation des charpentes, flèches et toitures sont l’œuvre conjointe de la Ville et des Beaux-Arts.

Cette Basilique, avec ses quatorze chapelles latérales, doit être visitée et représente une fierté pour les dinannais.

Vous pouvez écouter un enregistrement d’une émission donnée par RCF :
du 11 avril 2013


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